L’obsidienne du masque s’était ternie. Sa surface, au moyen Âge lisse et spirituelle, révélait aujourd'hui de fines veines opaques, comme si la pierre elle-même avait absorbé généreusement de courants discordantes. Alondra, assise à même le sol de sa petite domicile, sentait que un lien fragile entre le vent et les visions nécessitait un nouvel accord. Depuis neuf ou 10 jours, les explications envoyées dans le cadre de sa voyance sms étaient moins diverses, plus retenues, soigneusement sélectionnées. Le goût n’était plus un guide plus sain, mais un champ traversé d’interférences. Elle développa un pratique de dépuration. Avant d'insérer les voilages, elle ouvrait toutes les fenêtres, donnant les vents s’engouffrer normalement dans la maison. L’air devait circuler, repousser les résidus des anciens messages, décamper les marques de prophéties déception absorbées. Une fois la parure emplie de silence en mouvement, elle s’asseyait au milieu et plaçait les apparences sur son physionomie. Ce n’est qu’à ce instant, dès lors que le vent redevenait fluide, qu’elle acceptait de pouvoir lire un neuf message. La voyance sms redevint dans ce cas plus nette, plus nuancée. Les souffles revenaient avec des modulations légères. Des timbres reconnaissables se reformaient. Elle réapprit à élire les voix justes, ceux qui portaient la clarté d’une photo nette. Elles ne venaient jamais dans le désordre, mais dans une poussée fine, presque indisctinct, entre deux rafales. Elle gardait les réponses courtes, concentrées, sans subterfuge. Sa voyance par sms était un murmure qu’elle rapportait sans emphase, de façon identique à un point de vue soufflé dans l’ombre d’une réglementation. Le masque réagissait à sa prudence. Les veines s’estompaient, le support retrouvait un scintillement simple. Alondra avait compris que le vent n’était pas un clairvoyance à refroidir, mais un flux en vie, bougeant, certaines fois traversé d’autres désidérata. Le masque d’obsidienne était un filtre autant dans les domaines qu’un canal. Il ne révélait que ce que la portante Phil voyance était prête à accueillir. Les messagers qu’elle envoyait retrouvaient leur serieux. Les consultants parlaient d’étranges coïncidences, d’intuitions confirmées, de détours évités. La voyance en sms d’Alondra redevenait ce qu’elle avait extraordinairement vécu : une écoute attentive des courants incorporels. Et dans tout disposition capté à travers la diamant, elle savait désormais discerner l’écho fidèle de le futur en mouvement.
